Les
détections d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) se multiplient en
Europe chez les oiseaux sauvages et en élevage, particulièrement en Europe de
l’Est, jusqu’à l’Allemagne et l’Italie. Ces cas confirment une forte dynamique
d'infection chez les oiseaux sauvages, y compris chez les oiseaux empruntant
les couloirs de migration actifs en amont de la France.
Compte tenu du risque d’introduction en France de virus de l’IAHP à partir
de l’avifaune sauvage migratrice, le ministère de l’Agriculture, de la
Souveraineté alimentaire et de la Forêt relève le niveau de risque de «
négligeable » à « modéré » sur l’ensemble du territoire métropolitain à compter
du 16 octobre 2024, la France étant au niveau de risque « négligeable » depuis
le 3 mai 2024.
Ce rehaussement du niveau de risque est justifié par la nécessité de
renforcer de façon urgente et immédiate les mesures de prévention pour protéger
les élevages de volailles français de
tout risque d'épizootie avec notamment la mise en place de mesures maximales de
biosécurité dont la mise à l'abri des volailles en zone à risque
particuliers. De manière
générale, les volailles doivent être mises à l'abri dans un bâtiment fermé. Des
conditions particulières de mises à l'abri avec sorties sur parcours sont
possibles. Une information à destination des éleveurs professionnels des
communes en ZRP a été faite.
Les rassemblement d'oiseaux en ZRP sont interdits sauf dérogation à instruire
par la DDETSPP 39.
En ce qui concerne les volailles de basse-cours en ZRP, la
claustration ou la protection sous filet sur parcours réduit est obligatoire.
Ces établissements doivent eux aussi apporter la plus grande vigilance quant
aux signes d'alerte qui doivent les conduire à appeler sans délai un
vétérinaire.
Je vous rappelle
les critères d'alerte en ce qui concerne la découverte de cadavres d'oiseaux
sauvages :
-
cygne : collecte à partir du premier oiseau trouvé mort
-pour les familles ou groupes d'espèces: Anatidés – Laridés - Rallidés -
Ardéidés - Ciconiidés – Gruidés - Corvidés- Limicoles- Rapaces: dès le 1er
cadavre dans les communes en ZRP ou à partir de 3 cadavres dans la même
commune (ou dans un rayon de 1 km) et dans un délai de 7
jours pour le reste du département du Jura.
Les oiseaux en état
de décomposition avancée, tués à la chasse ou dont la cause de la mort paraît
évidente, comme par exemple le botulisme, ne seront pas analysés.
Les mesures décrites ci-dessus sont susceptibles d'évoluer avec la situation
sanitaire.
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